RÉFÉRENTS LGBT / OFFICIER DE LIAISON LGBT Quelles différences ? Que demande FLAG! ?

samedi 29 août 2020

Soucieux depuis de nombreuses années de restaurer la confiance entre le public LGBT+ et les services de police et de gendarmerie, FLAG! milite depuis 2013 pour la création d’un service dédié à l’accueil des victimes LGBT+ ou d’officier de liaison LGBT dans les grandes métropoles.

Soucieux depuis de nombreuses années de restaurer la confiance entre le public LGBT+ et les services de police et de gendarmerie et conforté par les travaux lors de plusieurs conférences européennes organisées par l’European LGBT Police Association (EGPA) dont celle de Paris en juin 2018, FLAG! milite depuis 2013 pour la création d’un service dédié à l’accueil des victimes LGBT+ ou d’officier de liaison LGBT dans les grandes métropoles.

Le 30 octobre 2018, en réponse à l’augmentation des actes de haine anti-LGBT et en lien avec notre demande, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner décidait la mise en place de référents LGBT dans chaque commissariat et groupements de gendarmerie.

Dès l’annonce, FLAG! prenait acte de la décision du ministre mais constatait que ces référents LGBT ne correspondait ni aux demandes de notre association ni à l’attente des associations et des victimes LGBT.

Quelles sont leurs missions ?

Les référents LGBT, officiellement installés dans tous les commissariats et groupement de gendarmerie, n’ont pas vocation à entrer en contact avec les victimes ou les personnes LGBT. Ils sont pour autant censés avoir bénéficier de formations dédiées à l’accueil des victimes d’actes de haine.

Les missions dévolues aux référents LGBT se « limitent »  à apporter un soutien juridique auprès des policiers ou des gendarmes demandeurs, chargés de recueillir des plaintes ou de traiter des procédures en lien avec l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, réelle ou supposée des victimes, sans contact visible et direct avec les victimes.

Quelles sont les différences avec les missions d’un officier de liaison LGBT ?

Les officiers de liaison LGBT comme il en existe un à Bordeaux et à Paris sont en lien permanent avec les victimes et les associations LGBT. Ils assurent le lien avec les référents LGBT dans les commissariats et peuvent animer des sensibilisations à destination des policiers en charge de recevoir les plaintes. Ils sont amenés à recevoir des plaintes et suivent les procédures dont ils ont connaissance. Il veille à la qualification des faits, assurent un suivi des procédures et peuvent faire remonter toutes difficultés rencontrées afin d’améliorer progressivement la prise en charge des victimes LGBT.

Ils peuvent participer localement aux observatoires mis en oeuvre par les pouvoirs publics.

A ce jour, aucun poste d’officier de liaison LGBT n’a été créé en Gendarmerie.

Le cas de Marseille, à mi chemin entre les deux.

En effet la référente LGBT de Marseille a en charge l’accueil des victimes et coordonnées les procédures dont elle a connaissance mais elle n’a pas ce rôle d’interlocuteur auprès des acteurs de terrain.

L’expérience montre que ceci constitue un manque car la proximité avec les associations permet d’être alertée beaucoup plus en amont des dépôts de plainte et ainsi être plus proactif sur leur suivi.

Quelles sont les demandes de FLAG! ?

FLAG!  exprimait immédiatement après la mise en place des référents LGBT ses doutes auprès du ministre de l’intérieur lors d’une rencontre dans les locaux de SOS homophobie.

Aussi, perplexe sur l’efficience de ces référents LGBT demeurant éloignés des réalités et des spécificités des violences anti-LGBT, FLAG! poursuivait sa mobilisation pour que des services dédiées ou un officier de liaison LGBT en lien avec les victimes soient créés dans chacune des grandes villes de France. 

En effet, l’augmentation des actes de haine anti-LGBT se poursuit d’années en années alors qu’il ne s’agit que de la partie immergée de l’iceberg puisque d’après l’étude de l’Office Nationale de la Délinquance et de la Répression Pénale seules 4% des victimes d’injure déposent plainte et 20% des victimes de violence. Il y a par conséquent un véritable frein pour les victimes à venir demander de l’aide dans les services de police ou les unités de gendarmerie.

FLAG! continue de demander la création d’un service dédié LGBT où des effectifs formés sur ces thématiques pourraient recevoir les plaintes et traiter les procédures liées à l’homophobie et à la transphobie.. 

Ce service dédié serait en support aux officiers de liaison présents localement dans les grandes villes et aux référents LGBT sur les territoires moins denses. Il permettra d’unifier les prises en charge et de palier aux mobilités et aux retards dans le suivi des formations.

Ces contacts présents sur le terrain couplés avec une meilleure prise en charge ne pourra que contribuer à renouer le contact et la confiance avec les victimes et les partenaires. 

Lors de son assemblée générale en 2019, FLAG! proposait l’extension du service dédié LGBT à tous les crimes de haine conformes à l’action publique de l’Etat à travers la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH), supposant évidemment des moyens adaptés.


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