"LGBTphobie" : quand pousser la porte du commissariat est une épreuve

mercredi 15 mai 2019

Peur d'être mal reçu, de devoir se justifier, que la procédure n'aboutisse jamais : peu de victimes d'actes antilesbiennes, gay, bi ou trans (LGBT) portent plainte. Une situation à laquelle a décidé de s'attaquer la police marseillaise. (...)

Selon une étude de l'Ifop dévoilée lundi, plus d'une personne sur cinq se définissant comme LGBT déclare avoir été victime d'une agression physique au cours de sa vie. Mais seuls 27% signalent les faits dans un commissariat, et 20% portent plainte.

Le programme, de dimension encore réduite, est présenté comme pionnier en France : à l'Evêché, le QG de la police marseillaise, une trentaine de "plaintiers", ces fonctionnaires chargés de recevoir les victimes dans les commissariats, suivent une "sensibilisation à l'accueil et à la prise de plainte des personnes LGBT".

A ces policiers, en poste dans le centre-ville où se trouvent bars et boîtes de la communauté gay aussi bien que dans les quartiers nord de la ville, le major Frédérique Jeckel rappelle l'importance du "premier contact".

"Pour une personne LGBT, c'est beaucoup plus compliqué de franchir le pas. Aller dans un commissariat et dire qu'on est gay ou transgenre, ce n'est pas évident", rappelle la formatrice, également déléguée du Flag, l'association LGBT de la police.

Les conseils, qui peuvent sembler évidents --faire preuve de tact et de discrétion par exemple--, se heurtent parfois à la réalité : comment respecter la confidentialité lorsque trois policiers se partagent un bureau pour prendre les plaintes, s'interroge un fonctionnaire.

 

Papier d'angle police | homosexualité | discrimination

mardi 14/05/2019 - 10:22 UTC+2 | 667 mots

 

Copyright :

Marseille, France | AFP | Francois BECKER

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