TRANSEXUALISME : La FRANCE ouvre la voie

Par webmaster • 15 fév, 2010 • Catégorie: Droits et discriminations

:: La France devient le premier pays à ne plus considérer officiellement le transsexualisme, dénommé « trouble du genre » comme une maladie mentale en France.

Un minimum et pourtant une position avant-gardiste en comparaison de nos voisins européens. Le décret n° 2010-125 paru le 8 février au Journal Officiel vient en effet de confirmer la saisine de la Haute autorité de la Santé (HAS) demandant le retrait de la transsexualité de la classification des maladies mentales.

En avril dernier, le ministère représenté par la Direction générale de la santé (DGS), des associations de transsexuels et les caisses d’Assurance maladie avaient déjà demandé à la HAS de préciser les étapes et les modalités du parcours de soin des transsexuels. Si aujourd’hui, il n’existe pas d’études épidémiologiques concernant la prévalence du transsexualisme dans l’enfance, pour les populations âgées de 15 ans ou plus, les études les plus récentes rapportent des prévalences de 1 pour 30.000 pour les MtF et  de 1 pour 100.000 pour les FtM. 40.000 à 60.000 personnes seraient donc concernées, selon les associations.

Le décret précise ainsi à l’Art. 1er. que « les mots : « – troubles précoces de l’identité de genre ; » sont supprimés de l’article du code de la Sécurité sociale relatif aux affections psychiatriques de longue durée et L’Union nationale des caisses d’assurance maladie adressera aux ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale un bilan annuel de la prise en charge des patients atteints de troubles de l’identité de genre distinguant les cas dans lesquels ceux-ci ont bénéficié ou non d’une exonération de participation au titre du 4o de l’article L. 322-3 du code de la sécurité sociale.

La nécessité de nouvelles données pour un nouveau parcours de soins : Roselyne Bachelot avait annoncé mi-mai dernier, à la veille de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie que les conditions dans lesquelles sont pris en charge les soins des patients transsexuels devaient être revues, avec une réduction du délai lié au parcours de soins à deux ans maximum : La définition du transsexualisme est purement clinique et son étiologie exacte n’est pas encore connue. La survenue du transsexualisme résulte à la fois de processus biologiques, psychologiques et sociaux interférant avec la construction de l’identité sexuelle. Si des causes psycho-familiales, génétiques, hormonales sont fréquemment invoquées aucune n’est à ce jour validée. Dans le parcours de prise en charge, l’étape diagnostique est donc indispensable et permet d’écarter d’éventuelles pathologies liées. La phase d’expérience en vie réelle souhaitée par la HAS que ce soit pour les professionnels de santé ou les patients eux-mêmes, avant engagement des processus irréversibles de transformation d’origine hormonale ou chirurgicale doit être également  menée au mieux par le transsexuel et l’équipe soignante.

Il reste beaucoup à faire en matière de soins, mais aussi au chapitre de l’Etat civil, basé sur le principe d’« indisponibilité de l’état des personnes”. Et dans les mentalités, que pour une fois la loi tente de précéder. (article : Santé Log)

 

existrans2004.jpg

 

:: Le ministère de la santé a publié un décret retirant de la liste des maladies psychiatriques de longue durée “les troubles précoces de l’identité de genre”. Une victoire pour les associations qui luttent contre les discriminations subies par les transsexuels : ils seraient entre 40 000 et 60 000 en France.

Les parcours transsexuels seront désormais pris en charge à 100% en tant qu’Affection de Longue Durée (ALD) hors liste, au même titre que certaines maladies rares.

 ”La France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale” a déclaré à l’AFP le responsable français au Comité IDAHO (International Day Against Homophobia and transphobia) Joël Bedos.

D’autres questions restent en suspens, notamment sur les changements de papiers d’identité, pour devenir officiellement un homme alors que l’on est né femme ou inversement. Aujourd’hui, seuls les transsexuels qui subissent une opération et une stérilisation obligatoire peuvent changer d’identité. Mais la moitié des transsexuels souhaiteraient changer d’identité sans subir d’opération.

L’association Inter-LGBT (Interrassociative lesbienne, gay, bi et trans) demande de ne plus conditionner cette rectification de l’état civil à une réassignation sexuelle et une stérilisation obligatoire. Elle réclame également la reconnaissance de la transphobie comme discrimination au même titre que le racisme ou l’homophobie. (article : Vedura.fr)

Historique : La transsexualité n’est plus une maladie mentale

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, l’avait annoncé en mai dernier. Le transsexualisme allait enfin sortir de la catégorie des affections psychiatriques.

Depuis ce mercredi, c’est chose faite. La décision est officielle depuis qu’elle est publiée au Journal Officiel.

Ce décret historique du ministère de la Santé supprime “les troubles précoces de l’identité de genre” d’un article du code de la Sécurité sociale relatif aux “affections psychiatriques de longue durée“.

 

La décision de Roselyne Bachelot est d’autant plus historique que “la France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale“, indique Joël Bedos, responsable international du comité IDAHO (International Day Against Homophobia and transphobia).

Et dire que jusqu’en 1992 l’homosexualité elle-même était considérée comme une affection psychiatrique… Que de chemin parcouru !

Le combat continue pour la communauté lesbienne, gay, bi et trans de France (LGBT) : pour “les papiers d’identité” à présent. “Actuellement, il faut se faire opérer pour obtenir des papiers d’un autre sexe“, indique Sophie Lichten du comité Idaho. (article : agoravox.fr)

webmaster est
Email à cet auteur | Tous les Articles par webmaster

Laisser un Commentaire